
Gwendoline Samidoust - 2009
Une plasticienne
Ma recherche plastique se situe principalement dans un entre deux (de se que l'on peut trouver entre les mots, entre les différentes disciplines...)
Plasticienne et metteuse en scène, je travaille depuis quelques années sur des thèmes tels que la mémoire, la transformation, la relique ou les petits délaissés de ce monde (avec l'introduction à "l'urban-land-art), l'intimité-publique.
À la base de toute production, le geste, la présence et l'action de "celui qui fait" est placée comme centrale; que ce soit l'action de lassérer une toile, d'arracher la peinture à son support, il s'agit d'appréhender la violence d'un état du monde en passant par ces formes écorchées, tout en les proposant de manières douces et détournées. Faut-il montrer la violence pour en parler? Où ne serait-ce en la présentant différement qu'on la rendrait plus abordable.... N'est il pas nécessaire pour l'artiste, aujourd'hui, de prendre une autre position, de provoquer la rencontre, l'échange, l'intéraction, en faisant participer qui se prête au "jeu" à l'acte de retisser les mémoires, de recoudre les restes du monde. En celà ma démarche est aussi sociale; par l'acte de collecte, je parcours la ville en rencontrant l'autre, à qui je propose de récolter avec moi certaines reliques que je retravaille ensuite sous forme de toile d'araignée, avant de les décontextualiser et d'en prendre trace. Parallèle avec le monde du net, cette toile est faite de parcours, de rencontres et se tisse par le biais d'un réseau humain, qu'il me faut prendre le temps de tricoter .